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Les cafés littéraires

 

 Le café littéraire de l’ANIC réunit à intervalles de 2 mois environ un groupe d’implantés cochléaires intéressés par les livres. Le bon comportement des participants (éviter de parler en même temps) et la qualité sonore de la salle utilisée rendent ces discussions plaisantes et comprises par tous. L’amour des livres et le désir d’en parler sont les moteurs de ces discussions plus que les connaissances littéraires des participants. On y parle des livres que l’on veut et comme on le veut !

Inscription et renseignements auprès de Jacques : jacquesdecreau@gmail.com

 


 La prochaine réunion sera

le mercredi 18 mars 2026 à 14h30

à la Fondation pour l'Audition

 

 

 Les cafés littéraires, historique et fonctionnement

Le premier Café Littéraire de l'association, alors nommée AIFIC, a été créé le 26 octobre 2008 par Frédérique Granier. Pendant plusieurs années, les réunions, autour d'une tasse de café assortie de quelques bons gâteaux, se sont tenues chez une adhérente, Hélène Bergmann, qui nous a malheureusement quittés en 2021.

Depuis le 10 décembre 2015, le café littéraire se tient dans les locaux de la Fondation pour l'Audition de 14 heures à 17 h 30.

Les règles sont simples : apporter un livre fortement apprécié qu'il soit de littérature ancienne ou contemporaine, française ou étrangère afin de le présenter et de faire partager son enthousiasme aux autres membres du Café. Et parfois en lire un bref extrait. Par la suite, les échanges s'engagent librement sur l'auteur, le sujet ou l'époque dans une ambiance très conviviale dans le respect de chacun.

La particularité du Café Littéraire de l'ANIC est que tous les participants sont porteurs d'implant cochléaire et que s'est instaurée entre eux une discipline spontanée qui permet à chacun de s'exprimer à sa manière sans être interrompu, sans avoir à couvrir des conversations annexes et en étant sûr d'être compris par les autres. Ces échanges sont aussi un excellent exercice pour l'écoute implantée et la lecture labiale.

 

 Organisation pratique (hors période Covid-19)

Le Café Littéraire de l'ANIC (anciennement AIFIC) se déroule dans une salle gentiment mise à notre disposition par la Fondation pour l'audition de 14 h à 17 h 30. L’acoustique de la salle mise à notre disposition est excellente, avec très peu d’écho. Associées à nos bonnes habitudes de parler un seul à la fois, les conditions d’audition/compréhension sont parfaites !

 

 
Réunion du café littéraire à la Fondation pour l'Audition le 17 mars 2022

 

Adresse :

FONDATION pour l'AUDITION (Agir pour l'audition)

13 rue Moreau 

PARIS - 75012

Tel. : 01 55 78 20 10

5ème étage - Ascenseur et interphone

Métro Bastille (sortie Hôpital des 15/20 ou Opéra) ou Métro Ledru Rollin

 

Inscription et renseignements auprès de Jacques  : jacquesdecreau@gmail.com

 

Les réunions du café littéraire en période de Covid-19

L’épidémie de Covid-19 et les confinements qui ont suivi nous ont conduits à expérimenter de nouveaux modes de réunion :

En distanciel grâce à des sessions zoom  
Au grand air dans un parc  
En attendant les reprises du café littéraire à la Fondation pour l’Audition !  

 

 Chronique du dernier café littéraire :

 

Café littéraire du 19 novembre 2025

L’oreille absolue d’Agnès Desarthe. Son dernier roman est une déclaration d’amour à la musique.
La plupart des habitants d’un petit village font partie de l’harmonie municipale qui prépare son concert de Noël.

Un roman choral, construit comme une partition, où l’on découvre le pouvoir de la musique, capable de suspendre pour un temps les drames individuels, comme par enchantement. L’orchestre incarne une utopie collective où chacun se met à l’écoute de l’autre, afin que règne l’harmonie.
L’oreille absolue, un merveilleux conte de Noël.

Jacques D.

 

Nous sommes faits d’orages de Marie Charrel (née en 1983, Sciences-Po Grenoble, journaliste, écrivaine couronnée de nombreux prix)

A la mort de sa mère, Sarah se voit remettre pour tout héritage les clés d’une bicoque aux confins du monde avec une consigne ‘Retrouve Elora’. L’histoire se passe en Albanie entre Tirana, la capitale et les régions retirées des montagnes. Elle évoque la période de la dictature communiste et surtout de la puissante résistance des femmes et des bergers des montagnes. Tous liés à leurs croyances et leurs vendettas.
La poésie en contrepoint.

Retrouvera-t-elle la fameuse bicoque et Elora … ?

Plein d’intrigues et de rebondissements (à la manière d’un polar).

Passionnant.

Marie-Chantal R.

 

Meursault contre-enquête de Kamel Daoud

Ce livre paru en 2013 est une « réponse » au premier roman d’Albert Camus « L’étranger » qui date de 1942.

« Un Français tue un Arabe allongé sur une plage déserte. Il est quatorze heures, c’est l’été 1942. Cinq coups de feu suivis d’un procès. L’assassin est condamné à mort pour avoir mal enterré sa mère… À sa sortie de prison l’assassin écrit un livre qui devient célèbre … s’il n’avait pas tué et écrit, personne ne se serait souvenu de lui. »

L’auteur donne un nom, une mère, une famille, un métier, une sépulture à l’Arabe puisque c’est son frère aîné de 7 ans. « Mon frère s’appelait Moussa. Il avait un nom. Mais il restera l’Arabe et pour toujours. Un homme vient d’avoir un prénom un demi-siècle après sa mort et sa naissance. J’insiste ».

La fiction devient presque réalité.

Laurence G.

 

Toutes les époques sont dégueulasses de Laure Murat

Intitulé "Toutes les époques sont dégueulasses", citation d’Antonin Artaud, l'essai de Laure Murat, écrivaine française et professeur aux États-Unis, entend faire le bilan provisoire et dépassionné d'un grand débat de notre temps : la question de la réécriture des œuvres classiques.

En partant d'exemples concrets, de Mark Twain à Roald Dahl en passant par Hergé ou Agatha Christie, l'autrice évoque la sensibilisation de la culture à travers le lissage de certains canons littéraires, le remplacement de termes jugés blessants, la contextualisation de textes pour prévenir le racisme ou le sexisme, entre autres. 

Mais il ne suffit pas de changer le titre de Dix petits nègres pour altérer véritablement l’esprit possiblement raciste du livre d'Agathe Christie. Une « bêtise » qui est aussi “une affaire de gros sous”, puisque ces diverses “récritures” servent moins le progrès intellectuel et politique que l’industrie qui les conduit. Et Laure Murat de pointer l’opportunisme marchand de cette “pasteurisation des livres”, ainsi que ses effets pervers.

Question piège : qu’est-ce que les générations futures trouveront de « dégueulasse » dans nos écrits d’aujourd’hui ?

Françoise G.-T.

 

Salina : Les trois exils de Laurent Gaudé

Ce qui me frappe dans les œuvres de Laurent Gaudé c'est qu'on se sent plongé dans l'ambiance de l'histoire. On a l'impression ‘d'y être’ ! le désert, le silence, la chaleur, le vent. On aperçoit la montagne dont personne ne franchit le sommet. Les hommes vêtus de leur tenue de guerrier. Tous attendent ... rien ne bouge. Un bébé hurlant est déposé au sol. Que va-t-il advenir de cette petite fille : Salina.

Tout est là : la place des femmes, les exils de l'héroïne qui lui sont imposés par le clan, la violence des hommes qui appellent la vengeance de l'héroïne. Un cadeau lui apportera la rédemption 

Solange M.

 

Vous ne connaissez rien de moi de Julie Héracles. Ecrivaine, c'est son premier livre inspiré d'une photo de Robert Capa prise à la libération dans une rue de Chartres montrant une femme rasée, conspuée par la foule et portant son bébé dans les bras, elle est accusée d'avoir collaboré avec l'occupant nazi.

L'histoire raconte la vie de Simone, adolescente, elle aime les études et apprend l'allemand. Elle vit sa première histoire sentimentale avec Pierre, fils de sa professeure d'allemand. Pierre est mobilisé et part donc à la guerre, tandis que Simone, enceinte, vit un avortement douloureux. Ses études d'allemand lui permettront d'être engagée à la Commandature comme traductrice. Elle se lie d'amitié avec Otto Weis, libraire et chef de propagande à Chartres. Cette relation est très mal vue de sa famille, de son entourage et des voisins du quartier. Otto sera dénoncé par une collègue et amie de Simone. Il sera muté dans un camp de combattants en Allemagne. Il sera blessé et hospitalisé. Simone trouvera les moyens avec des faux papiers de le rejoindre. Ils seront dénoncés, Otto sera envoyé en Sibérie, Simone reviendra chez ses parents, enceinte... 

Puis à la libération, un matin, elle sera arrêtée par la milice française. Elle reconnaitra certains camarades de classe dont Pierre, des voisins et amis parmi ces tortionnaires. Simone restera fière, sa fille et celle d'Otto, un trésor inestimable, "elle a connu le bonheur d'être aimée et d'avoir été aimée".

Ce livre montre la noirceur de cette période de guerre, les dénonciations, la méchanceté des partisans, la misère, etc …

Ginette C.

 

Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre

Nous sommes en 1938 à Jacmel, en Haïti. Hadriana, fille de notables français se marie avec Hector, mais au moment où elle prononce le ‘oui’ rituel, elle s’effondre, morte. Gros émoi chez les spectateurs et immédiatement, on soupçonne l’action d’un sorcier tentant de transformer cette très belle jeune fille en zombie. S’en suit une période haute en couleurs : l’enterrement d’Hadriana entre rites catholique et vaudou, accompagné par le carnaval prévu pour la nuit qui suit la noce et qui n’a pas été supprimé. Finalement on apprendra ce qui s’est passé, la zombification ratée et la réapparition d’Hadriana dans une autre île caraïbe. J’ai beaucoup aimé ce roman, assez baroque et très tonique. Superbe description du monde haïtien avec le culte vaudou et son emprise sur la société, le merveilleux toujours présent et la musique.

Jean-Pierre G.

 

Finistère par Anne Berest (Albin Michel)

« En 2021, juste après la publication de La Carte Postale, j’ai appris que mon père était atteint d’une maladie grave. Alors que je me rapprochais de cet homme énigmatique, scientifique, silencieux, j’ai entrepris de remonter le fil de la lignée paternelle bretonne. Je retrace ici la grande histoire d’amour de mes parents, les tensions entre la province et Paris, les premiers combats des agriculteurs du Finistère, la fougue et la beauté de la jeunesse résistante. J’ai cherché à savoir ce que nous transmettent nos ancêtres. Et comment nous en affranchir. En creux, j’ai voulu m’approcher du mystère de Pierre, mon père. »

La Carte Postale qui a connu un grand succès retraçait le destin romanesque des Rabinovitch, grands-parents de l’auteur, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Anne Berest poursuit sa grande exploration des « transmissions invisibles » et ses interrogations autour de la trans-généalogie. De quoi hérite-t-on ?

« À chaque vacance, nous quittions notre banlieue pour la Bretagne, le pays de mon père, celui où il était né, ainsi que son père - et le père de son père, avant lui. Le voyage débutait gare Montparnasse, sous les fresques murales de Vasarely, leurs formes hexagonales répétitives, leurs motifs cinétiques, dont les couleurs saturées s'assombrissaient au fil du temps, et dont l'instabilité visuelle voulue par l'artiste, se transformait, année après année, en incertitude. »
Anne Berest déploie un nouveau chapitre de son œuvre romanesque consacrée à l'exploration de son arbre généalogique : la branche bretonne, finistérienne, remontant à son arrière-grand-père. Ici, la petite et la grande Histoire ne cessent de s'entremêler, depuis la création des premières coopératives paysannes jusqu'à mai 68, en passant par l'Occupation allemande dans un village du Léon et la destruction de la ville de Brest.

J’ai beaucoup aimé « Finistère », une saga familiale présentée sous forme romanesque, qui a bénéficié d’une très grande campagne de lancement dans les médias. Certains ont reproché à Anne Berest d’avoir écrit un roman populaire. Je trouve que c’est plutôt une qualité, car le texte de 425 pages est de très bon niveau. Constitué de chapitres courts, il est facile et agréable à lire.

Albert N.

 

Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kefi

Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s’en va. Pas de dispute, pas de cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : « Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai ». Son mari et son fils réagissent vivement et de manière totalement différente.

Michèle C.-L.

 

 (On peut accéder aux chroniques des réunions précédentes en cliquant simplement sur un lien dans la rubrique ‘cafés littéraires précédents’ en bas de la page)

 

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