Accueil Sorties culturelles Les cafés littéraires
Agenda des évènements
Prochain rendez-vous :
Agenda :
Avril
2026
  • LUN
  • MAR
  • MER
  • JEU
  • VEN
  • SAM
  • DIM
  •  
  •  
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  •  
  •  
  •  
 
Contact
Pour toutes vos questions, contactez-nous :
Contact
Par téléphone :
Par courrier :
21, rue Ronsard
91470 Limours
Par mail :
Contact pour adhésion et assurance :
Par formulaire de contact :
En cliquant ICI ou sur l'oreille !
Partenaires

Associations :

Fabriquants :

Les cafés littéraires

 

 Le café littéraire de l’ANIC réunit à intervalles de 2 mois environ un groupe d’implantés cochléaires intéressés par les livres. Le bon comportement des participants (éviter de parler en même temps) et la qualité sonore de la salle utilisée rendent ces discussions plaisantes et comprises par tous. L’amour des livres et le désir d’en parler sont les moteurs de ces discussions plus que les connaissances littéraires des participants. On y parle des livres que l’on veut et comme on le veut !

Inscription et renseignements auprès de Jacques : jacquesdecreau@gmail.com

 


 La prochaine réunion sera

le mercredi 6 mai 2026 à 14h30

à la Fondation pour l'Audition

 

 

 Les cafés littéraires, historique et fonctionnement

Le premier Café Littéraire de l'association, alors nommée AIFIC, a été créé le 26 octobre 2008 par Frédérique Granier. Pendant plusieurs années, les réunions, autour d'une tasse de café assortie de quelques bons gâteaux, se sont tenues chez une adhérente, Hélène Bergmann, qui nous a malheureusement quittés en 2021.

Depuis le 10 décembre 2015, le café littéraire se tient dans les locaux de la Fondation pour l'Audition de 14 heures à 17 h 30.

Les règles sont simples : apporter un livre fortement apprécié qu'il soit de littérature ancienne ou contemporaine, française ou étrangère afin de le présenter et de faire partager son enthousiasme aux autres membres du Café. Et parfois en lire un bref extrait. Par la suite, les échanges s'engagent librement sur l'auteur, le sujet ou l'époque dans une ambiance très conviviale dans le respect de chacun.

La particularité du Café Littéraire de l'ANIC est que tous les participants sont porteurs d'implant cochléaire et que s'est instaurée entre eux une discipline spontanée qui permet à chacun de s'exprimer à sa manière sans être interrompu, sans avoir à couvrir des conversations annexes et en étant sûr d'être compris par les autres. Ces échanges sont aussi un excellent exercice pour l'écoute implantée et la lecture labiale.

 

 Organisation pratique (hors période Covid-19)

Le Café Littéraire de l'ANIC (anciennement AIFIC) se déroule dans une salle gentiment mise à notre disposition par la Fondation pour l'audition de 14 h à 17 h 30. L’acoustique de la salle mise à notre disposition est excellente, avec très peu d’écho. Associées à nos bonnes habitudes de parler un seul à la fois, les conditions d’audition/compréhension sont parfaites !

 

 
Réunion du café littéraire à la Fondation pour l'Audition le 17 mars 2022

 

Adresse :

FONDATION pour l'AUDITION (Agir pour l'audition)

13 rue Moreau 

PARIS - 75012

Tel. : 01 55 78 20 10

5ème étage - Ascenseur et interphone

Métro Bastille (sortie Hôpital des 15/20 ou Opéra) ou Métro Ledru Rollin

 

Inscription et renseignements auprès de Jacques  : jacquesdecreau@gmail.com

 

Les réunions du café littéraire en période de Covid-19

L’épidémie de Covid-19 et les confinements qui ont suivi nous ont conduits à expérimenter de nouveaux modes de réunion :

En distanciel grâce à des sessions zoom  
Au grand air dans un parc  
En attendant les reprises du café littéraire à la Fondation pour l’Audition !  

 

 Chronique du dernier café littéraire :

 

Café littéraire du 18 mars 2026 

Ni vues ni connues par le collectif Georgette Sand

Avant de participer à l'ANIC j'étais dans une association intitulée "Femmes pour le dire, Femmes pour agir", qui rassemble des femmes en situation de handicap, luttant contre la double discrimination d'être femme et handicapée ! C'est pourquoi j'ai souhaité vous présenter Ni vues, ni connues, par le collectif Georgette Sand, qui travaille à l'émancipation et à la visibilité des femmes dans l'espace public. Ce livre rassemble 75 portraits de femmes qui ont marqué l'histoire, mais que l'histoire a effacées, parce qu'elles étaient des femmes, donc ni écoutées, ni reconnues. Ces femmes, une fois sorties de l'ombre, deviennent des femmes de lumière. J'ai choisi trois d'entre elles.

Marie-Anne Mozart (1751-1829), la sœur aînée du grand Amadeus, accompagnait son frère et son père dans les cours princières d'Europe, aussi douée pour le chant, le clavecin que le violon, avec le potentiel d'une enfant prodige. Mais parce qu'à l'époque une femme devait se marier, devenue mère de 8 enfants, elle abandonna la musique. Et aucune de ses nombreuses compositions n'a été publiée ni retrouvée. Symbole parfait de l'injustice faite aux femmes.

Annette Kellerman (1886-1975), nageuse australienne, à l'origine du maillot de bain moderne, a passé sa vie à revendiquer le droit de disposer de son corps sans entraves. Détenant tous les records féminins de natation, elle tente en 1905 la traversée de la Manche, au milieu de nageurs masculins nus et enduits de graisse de phoque. Seule à porter une combinaison, elle renonce au bout de 10 heures, vaincue par le sel et le froid. Pour améliorer ses performances, elle crée le maillot de bain une pièce qui moule son corps. En 1907, à Boston, elle est arrêtée pour indécence. D'avoir toute sa vie vanté les mérites de la natation Annette Kellerman est un modèle pour moi.

Hubertine Auclert (1848-1914) est la première femme française à se revendiquer féministe. Rebelle dans l'âme, célibataire, héritière, en 1881 est fondé le journal "La Citoyenne", qu'elle finance et édite pendant 10 ans. Elle milite pour le suffrage universel accessible aux femmes, pour la reconnaissance du travail domestique, pour la fin de l'utilisation générique du masculin, pour le droit au divorce et la séparation du patrimoine dans le mariage, pour un "89 féminin" afin de célébrer le rôle des femmes dans les révolutions de 1789 et 1848, etc. Mais ni elle, ni ses idées ne sont prises au sérieux. Tombée dans l'indifférence de l'histoire, Hubertine Auclert est aujourd'hui réhabilitée et le Centre Francilien de l'Égalité des Femmes et des Hommes porte son nom.  

Frédérique G.

 

Il n’y a pas de Ajar de Delphine Horvilleur

« En 1974 …Romain Gary s’autorise une interruption volontaire de bibliographie officielle. Il décide soudain de rugir sous un autre nom et crée une identité littéraire qui fera couler beaucoup d’encre, c’est l’année où Gary brouille toutes les pistes et donne naissance à Emile Ajar… Il rit de l’entourloupe ahurissante dont il a accouché. A peine né, ce double littéraire lui rapporte un deuxième prix Goncourt, renaître de son vivant et déjouer le morbide... il retrouve un avenir, une réinvention de lui-même.

Né Roman Kacew, surnommé Romain Gary et réinventé en Emile Ajar. A travers Ajar, Gary a réussi à dire qu’il existe pour chaque être, un au-delà de soi, une possibilité de refuser cette chose à laquelle on donne aujourd’hui un nom vraiment dégoûtant : l’identité. »

Laurence G.

 

Le voleur de nostalgie d’Hervé Le Tellier

Un journaliste parisien écrit des chroniques culinaires, des recettes de cuisine italienne, dans un magazine, et pour cela il a choisi un pseudonyme à la belle allure italienne : Giovanni d’Arezzo. Mais un jour, un ‘vrai’ Giovanni d’Arezzo le contacte et rapidement il se met à correspondre indépendamment avec 3 Giovanni d’Arezzo italiens. Dans ce roman épistolaire, on suit le journaliste qui petit à petit absorbe les souvenirs des Giovanni italiens, les fait siens et va même jusqu’à s’en servir dans ses lettres aux autres Giovanni, se construisant ainsi plusieurs identités. Il en vient à s’éprendre de l’amour de jeunesse perdu d’un des Giovanni, il la recherche, la retrouve et la rencontre, mais ne peut réellement lui parler, empêtré qu’il est dans tous ses mensonges, alors il rajoute une couche de mensonge. Il s’enferre de plus en plus dans ses identités forgées jusqu’à une fin surprenante où finalement il y avait beaucoup plus de faux semblants que l’on ne croyait. Un roman qui se lit très facilement, description virtuose de cette spirale d’identités constamment reconstruites. Pas très surprenant pour un auteur, membre de l’Oulipo !

Jean-Pierre G.

 

La guerre du sel de Suzanne Sens

L'auteur nous présente les modes de vie et les coutumes de sa région la Mayenne et la Bretagne à l'aube de la révolution et en particulier la Gabelle impôt sur le sel en vigueur à ce moment et injuste puisque toutes les régions ne paient pas de la même façon, les régions productrices payant moins.

Julien fera 2 voyages pour aller chercher ce sel indispensable en Bretagne. L'auteur nous décrit les aventures de son héros il reviendra dans son village sans avoir pu se procurer ce sel et épousera Marine il restera paysan.

Solange M.

  

Schmattès de Guillaume Erner, vient de sortir chez Flammarion

« Schmattès veut dire fringues en yiddish » nous dit l’auteur, « mais voilà, il n’y a pas qu’un mot derrière le schmattès, il y a un monde englouti ». Guillaume Erner est connu pour animer   depuis 2015 les Matins de France Culture, mais pas connu comme schmattologue ; il est « à la fois Obélix et Kant », tombé dans la marmite de la couture dès son enfance, et aussi auteur   d’une thèse de sociologie. « J’ai voulu laisser une trace de ce métier, cette aiguille qui a nourri mes arrière-grands-parents, mes grands-parents, mes parents et moi-même pendant des décennies. On écrit beaucoup sur la haute couture, ce n’est pas une raison pour oublier la basse-couture. D’autant que le chiffon pourrait bien nous aider à percer quelques mystères du capitalisme. ».

Magnifique autobiographie d’un parcours hors norme, c’est aussi la description pleine de verve de ce milieu juif parisien de la fringue, en même temps qu’une analyse précise et rigoureuse, vue de l’intérieur, de la montée et de la disparition de ce monde.

Françoise G-T

 

L’éloge de l’ombre de Tanizaki, un des plus grands romanciers japonais du 20ème siècle. Jun'ichirō Tanizaki (1886-1965) décrivit les travers et les passions des êtres humains sans porter de jugements. Il sera censuré pendant la guerre. L’éloge de l’ombre (1933) est un texte délicieux parfois humoristique sur la passion du Japon pour ce qui n’est pas la lumière contrairement aux traditions occidentales. Il procède par touche décrivant le bonheur des lieux d’aisance, les fenêtres sans vitres avec des papiers qui diffusent une douce lumière, les alcôves où seule la lumière d’une chandelle vacillante permet de distinguer les recoins obscurs. Un délice ! Une belle entrée en matière pour qui ne connait pas la culture japonaise

Philippe P.

 

Le Professeur d’anglais de Mathieu Pieyre, 1er roman. Prix Alain Fournier, Arlea 160 pages

Patrick Wilder, le professeur d’anglais qui fournit son titre au premier roman de Mathieu Pieyre, a profondément marqué le narrateur qui se propose d’évoquer la brief life de son mentor en présentant les facettes les plus significatives de sa peculiarity.

Le narrateur a gardé intactes dans sa mémoire les images de la rentrée scolaire de septembre 1977. Lorsqu’il était élève dans la classe de terminale A d’un établissement parisien. L’influence qu’exerçait « Monsieur Wilder » sur sa classe de lycéens, s’est révélée déterminante pour ceux qui, comme Mathieu Pieyre, avaient un faible pour la culture et les mœurs anglo-saxonnes.
C’est le portrait d’un professeur pas comme les autres qui suscita l’admiration de ses élèves et une rencontre décisive qui changea le parcours du narrateur.

Dans un encart « In memoriam » publié dans Le Monde en 2010 dans la rubrique nécrologique, il apprend la mort de son professeur, survenue vingt ans plus tôt. Il se livre alors à une enquête dans les archives du journal et découvre qu’un anonyme rend hommage au disparu, à chaque anniversaire de son décès, par un message semblable, accompagné d’une citation, comme cette phrase de Marguerite Yourcenar, qu’elle avait écrite pour sa propre stèle : « Je ne crois pas comme ils croient, je ne vis pas comme ils vivent, je n’aime pas comme ils aiment… Je mourrai comme ils meurent. »

Albert N.

 

 

 

 (On peut accéder aux chroniques des réunions précédentes en cliquant simplement sur un lien dans la rubrique ‘cafés littéraires précédents’ en bas de la page)

 

 Cafés littéraires précédents (cliquer sur la date)

Janvier 2026

Novembre 2025

Septembre 2025

Juillet 2025

Mai 2025

Mars 2025

Janvier 2025

Année 2024

Année 2023

Année 2022

Année 2021

Années 2019-2020

Années 2017-2018

Années 2015-2016